[#Psycho] Surmonter la peur par son imagination (visualisation positive)

Introduction

« Papa ! J’ai peur du grand méchant loup« , voici que commence chez ma cacahuète la phase des peurs et le passage dans la phase de l’imaginaire.

Vers l’age de 3 ans votre enfant rentre dans la phase la plus sympa qui est la phase de l’imaginaire, ca va commencer à jouer au docteur, parler à un animal magique, penser que la voisine est une sorciere et que les petits morceaux de cailloux sont des copains rigolos qui se cachent pour faire coucou.

MAIS !!!!

C’est aussi, en contrepartie la phase des peurs car avec toute cette imagination qui se bouscule à la porte de leurs petites têtes, il y en a des choses à ranger et catégoriser pour les utiliser.

Peut-être vous dites-vous qu’il est sain d’avoir un peu peur. Cela nous rend prudent quand on va devoir traverser la rue ou parler à des inconnus. Mais il ne faut pas oublier qu’une peur peut s’aggraver au point d’empêcher votre petite tête blonde de s’épanouir. Beaucoup de thérapeutes vous le diront, ils reçoivent beaucoup d’enfants et d’adolescents dont les peurs ont dépassé le stade du normal.

Il est important de comprendre que les enfants à ces ages sont très bon pour dissimuler ce qu’ils éprouvent, souvent par volonté, des fois juste par ce qu’ils passent à autre chose rapidement ou tout simplement car ils n’ont pas les mots pour les exprimer.

Dans ce cas, il faut pouvoir avant tout observer votre enfant et surtout ne pas passer à coté d’une peur simple pour la dedramatiser mais l’analyser et réagir.

Il n’y a pas de recettes miracles mais certaines qui fonctionnent bien selon les ages.

Dans la première section je vais tenter d’aborder des règles élémentaires de conduite.

Ensuite la deuxième section sera orientée sur cette technique que j’aime beaucoup qui est la « visualisation positive » d’une peur ou aussi appelée « réduction de la peur par l’imaginaire » car cela s’adapte très bien à ces ages.

En dernière section je passerais en revu les peurs courantes et des exemples de comment adapter cette technique.

Comprendre pour agir

Pourquoi certaines peurs chez l’enfant disparaissent-elles pour revenir ? Comment réagir efficacement ?

La première chose qu’un enfant, à tout age, fait en ayant peur c’est fuir et pourquoi ? Car plusieurs choses morphologiques se passent qu’ils ne comprend pas. Son cœur bat fort, ses jambes sont molles, il se referme sur lui même comme s’il ne pilotait pas son corps et la seule sensation qu’il reconnait est qu’il n’aime pas ce qu’il ressent. Donc en premier lieu, c’est de faire comprendre à votre enfant ce qu’est cette nouvelle émotion qu’il ne contrôle pas qui est la peur afin de voir ensuite ce qui la cause.

Des études ont montré qu’un enfant entre 2 et 6 ans éprouve environ plus de 4 peurs différentes, ces peurs peuvent aller de la peur de la séparation avec son doudou en passant par le voisin qui n’a pas de cheveux dont votre enfant ne comprend pas.

Les peurs selon l’age

Voici, selon les études et les rapports des thérapeutes à travers le monde, les peurs les plus courantes selon les ages.

  • 0-6 mois : Perte d’appui, bruits fort
  • 7-1 ans : visage inconnu, objet qui apparaissent soudain devant eux
  • 2 ans : bruits forts, animaux (gros chiens), obscurité, séparation avec parents, grosse machine, changement soudain dans leur environnement immédiat (meuble qui a changé de place)
  • 3 ans : masques, animaux inconnu, séparation avec parents
  • 4 ans : séparation avec parents, obscurité, bruits nocturnes
  • 5 ans : séparation avec parents, blessures corporelles, obscurité, gens « méchants »
  • 6 ans : êtres surnaturels, blessures, tonnerre, éclairs, rester seul
  • 7 à 8 ans : êtres surnaturels, blessures, message des médias (informations), rester seul
  • 8 à 12 ans : devoirs, contrôles, résultats scolaire, apparence physique, mort

Les conduites à tenir

1 – Observer votre enfant

Pour detecter leurs peurs, encore plus s’il parle peu, il faut souvent observer son enfant afin de voir ce qui le fait sursauter, ce qui le fait froncer les sourcils ou bien les pleures etc. Si votre enfant parle, il saura l’exprimer facilement en disant « J’ai peur » ou « Il y a X dans la maison ». Cette phase est importante car souvent, si on n’observe pas, nous passons à coté de quelque chose.

Pour donner un exemple, ma fille de 3 ans bientôt joue souvent au parc avec une plus grande qui a 5 ans et elle a peur des crabes. Mais pas ma fille et c’est en les observant jouer et en voyant ma cacahuète crier « Attention, ya un loup », « Attention ya un crabe » que l’autre enfant s’est mise à pleurer. Si le parent ne le voit pas, vous passez à coté d’une peur évidente qui ne peut pas être décelée autrement que par le jeu. C’est pour cela qu’il est important de les regarder jouer, encore plus quand ils sont dans cette phase de l’imaginaire.

2 – Ne minimisez jamais la peur qu’il vous exprime

Évitez de dire « C’est rien, il est gros le chien mais il n’est pas méchant » ou bien « Mais non, les sorcières ça n’existe pas » car une peur dont vous semblez balayer d’une main ne sera plus exprimé par votre enfant mais restera gravée dans son subconscient. Si en plus les autres enfants ou le grand frère rigole, la moquerie est le meilleur moyen de provoquer l’incubation de phobies qui reviendrons quelques années plus tard par manque d’informations.

3 – Ne le faites pas affronter directement sa peur

On évite, quand votre enfant dit qu’il y a un monstre sous le lit, de rallumer la lumière et de le forcer à regarder dessous, votre enfant aura encore plus peur la fois d’après car il pensera que cette nouvelle nuit, qu’il y a vraiment un monstre et pas comme l’autre fois quand vous lui avais montré. Y aller en expliquant et en l’aidant par la logique, vous lui permettez de mieux la comprendre et la maîtriser.

4 – Ne nourrissez pas sa peur

Certains parents, pensant bien faire en voyant que leur bambin a peur des gros chiens, vont faire un détour machinalement lorsqu’ils croiseront dans la rue quelqu’un venant avec un gros toutou afin de prévenir la réaction de l’enfant. C’est noble mais cela n’aide pas l’enfant à affronter doucement sa peur et maîtriser. Croyant bien faire sans rien dire, vous pensez que votre enfant ne le voit pas mais ne vous y trompez pas, il l’a vu bien avant vous.

5 – Attention à vos propres peurs

Les enfants décryptent très facilement vos réactions grâce aux neurones miroirs notamment à certains ages et vont alors, sans le vouloir contracter la même peur que vous. Si vous avez peur aussi du gros chien, que vous l’approchez pour aider votre enfant, il comprendra que vous êtes un mètre derrière ou bien que vous lui serrez le bras ou la main plus fort que d’habitude et vos explications ou votre aide ne le convaincrons pas.

6 – Préparez le à toute nouvelle expérience

Une erreur que beaucoup de parents font c’est de profiter que l’enfant grandisse pour lui faire vivre de nouvelles choses comme prendre un bateau, l’avion, aller voir un film au cinéma ou bien aller chez le dentiste pour la première fois. Comme toute nouvelle chose, la règle est simple, préparez le, fait le lire un livre à la bibliothèque de « Petit chat prend l’avion » ou bien expliquez lui que son voisin du même age l’a déjà pris et laisser les commencer à se faire leurs propres imaginations, dans ce cas les questions arriveront d’elle même et cela sera plus facile à gérer.

7 – Oui mais c’est quoi avoir peur ?

Cela parait évident, je vous parle des peurs depuis le début mais c’est quoi la peur ? Pourquoi j’ai le cœur qui bat ? pourquoi je me crispe sans raison ? Il faut en premier, et c’est logique lui expliquer que c’est une émotion, comme la faim qui fait mal au ventre, que c’est le corps qui réagit comme lorsque l’on a envie de faire pipi en exprimant quelque chose. En s’aidant de livres, de vidéos, apprenez lui que c’est une émotion normale qui fait partie de la grande palette des émotions et qu’elle est très utile aussi pour des choses simples et que des fois, il le vit à différents dégrées sans le savoir :

« Tu sais, quand tu tiens ton verre en verre, tu veux pas qu’il tombe car sans le savoir tu as peur qu’il casse, c’est normal, la aussi c’est un bébé peur »

8 – Expliquer, recommencer, expliquer …

Vous allez souvent devoir recommencer, expliquer à nouveau et c’est normal. Même si vous, vous avez peur des avions, ce n’est pas en une explication que cela va s’arranger. Donc n’hesitez pas à regarder le visage de votre enfant quand vous l’aidez pour voir ce qui semble le convaincre et ce qui lui fait froncer les sourcils (source de questionnement).

La visualisation positive

Le principe

La visualisation positive est un outil puissant pour s’épanouir personnellement et professionnellement. L’imaginaire est plus fort que le rationnel. Les enfants l’ont bien compris, ils laissent facilement leur imagination prendre les commandes pour entrer dans leur territoire magique.

Elle permet de mieux se préparer aux situations à venir, de gérer son stress, de garder la motivation sur le long terme et de dépasser ses peurs.

La visualisation positive a pour objectif de se projeter des images mentales positives en les associant aux émotions et aux sensations via les 5 sens appelés VAKOG (Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif et Gustatif).

Cette technique plutôt utilisé pour les entreprises ou bien les sportifs de haut niveau et aussi utilisé dans les cas d’attentat ou bien dans les cas de violence enfoui afin de faire sortir les éléments de craintes ou de peur.

Chez l’enfant

Chez un jeune enfant, la frontière entre l’imaginaire et la réalité est très fine. Pour lui, le crocodile qui va chasser l’éléphant dans la chanson en étant habillé en militaire est aussi réel que les personnes de son entourage. Et si son imagination est très développé, dites vous bien qu’il verra surement ses amis imaginaires.

L’imagination est une force positive mais négative aussi. Un bruit va lui faire penser à un voleur ou quelque chose, quel enfant vous a pas dit d’un ton sec « C’est quoi ca ????? » mais l’imaginaire est aussi une aide précieuse pour la surmonter.

Je passe sur les sujets concernant les livres et lui faire la lecture, de lui proposer des regarder des vidéos de gros chiens rigolos qui jouent avec des bébés ou lui faire faire des expériences, s’il a peur des vagues, montrez lui que sa balle flotte même si vous faites de grosse vagues dans le bain. Je vais plutôt parler de cette technique de réduction de la peur.

La technique de la réduction de la peur

Le but est de pouvoir réduire la peur de l’enfant en lui faisant associer des images positives afin de réduire progressivement sa peur à un niveau burlesques, ridicule et lui apprendre ensuite à vaincre ses peurs en utilisant cette technique.

Quand je faisais du PNL, la phrase que le formateur nous disait souvent, en exemple, était « Afin de mieux être réceptif aux expressions, ne soyez pas dans l’émotivité et voyez votre interlocuteur comme s’il était assis sur un champignon ou bien dans une situation burlesque, cela de-dramatisera la scène et vous aidera à vous concentrer sur votre objectif »

L’objectif ici est de pouvoir utiliser cette technique afin de laisser l’enfant réduire sa peur et pouvoir l’aider à lui faire prendre le dessus en gérant ses émotions par du positif. La meilleure approche est d’utiliser son aptitude à l’imaginaire pour lui permettre de s’approprier les images, couleurs, environnements qu’il préfère afin de placer sa peur dans un contexte ou elle n’a pas lieu d’être : Un crocodile rose habillé en jupe avec des dents en bonbon ça fait moins peur dans une chambre.

Alors bien sur, deux écoles se combattent dans la réalité. Ceux qui prônent le rationnel, ce que je fais des fois en disant « Tu as peur du loup ? mais il n’a pas de pattes, comment veux tu qu’il ouvre la porte s’il a pas de mains ? » et ceux qui prônent l’imaginaire que je mélange aussi pour l’aider dans ma technique « Tu sais le loup, il peut pas venir dans la maison car il a pas de jouets ici pour s’amuser« .

En clair, la meilleure solution que je trouve c’est de faire comme un repas, un peu de ça et un peu de ceci afin de l’aider à vaincre une peur.

Parlons technique

La technique est simple, il suffit d’abord de pouvoir identifier la peur. Soit vous le voyez visuellement (votre enfant cours en voyant un gros chien) ou verbalement (papa il y a un grand méchant loup). A partir de la vous allez commencer le dialogue en utilisant toujours la même technique :

  1. Un détail qu’il donne, changez le en quelque chose de positif
  2. Demandez s’il a encore peur ?
    • Oui ? alors de quoi ?
    • S’il vous le dit alors retour au détail et changement (section 1)
    • Non ? Allez à la section 3
  3. Expliquez lui que la prochaine fois, il peut le faire encore

En répétant ce cycle de questions réponses, vous allez de-dramatiser la situation et réduire la peur à un élément plus calme et serein.

Hésitez pas aussi à parsemer comme je le décris au début avec des détails, s’il change les dents du monstre en bonbons, dites lui que ça doit pas faire mal des dents à bonbons et que je lui mangerais bien ses dents si votre enfant l’attrape. En utilisant cette notion de rationnelle aussi (dent en bonbon ne fait pas mal) vous mélangez imaginaire et réel en même temps.

Dans les cas concrets

La peur des inconnus

L’Anthropophobie est assez courant et même maintenant, nous l’avons toujours un peu en nous. Que ce soit les personnes qu’on ne connait pas ou bien les personnes de cultures différentes. Elle se compose surtout d’une phobie des relations interpersonnelles. Cette phobie se manifeste par la peur des gens qu’ils soient hommes ou femmes. C’est l’être humain en général qui est source d’angoisse. Il s’agit d’une forme aiguë de timidité.

Pour l’enfant elle est naturelle. Il a passé son temps à avoir des visages de personnes qui s’occupe de lui donc il va avoir tendance à avoir une réaction d’évitement MAIS et surtout MAIS une curiosité quand même, ne se cache t’il pas derrière vous mais regarde du coin de l’œil ? Ne cherche t’il pas après sa peur de demander « il est ou le monsieur ? » ou bien « C’est qui ? ».

L’avantage chez l’enfant est qu’il a sa soif d’apprendre qui est un atout pour votre explication.

Donc cette peur n’est pas vraiment une peur mais une réaction normale. Par contre, l’inconnu peut être autre chose, par exemple des personnes en uniforme, des pompiers, des clowns ou bien du père noël tout simplement.

La première réaction à avoir est de le faire analyser : « est ce que tu penses qu’il est méchant ou gentil ? », « Sais tu que sous ce masque il y a peut être un papa aussi ? », « tu sais papa aussi était militaire et avait un costume comme le monsieur quand il était jeune »

J’ai un exemple qui est parlant.

L’autre fois dans le parc, une petite fille s’est mise à pleurer en voyant une femme en Hijab, un voile et une robe noir qui ne cache pas les yeux contrairement au Niqab. Situation normale pour un enfant de 3 ans ou 2 ans, une personne ne montre que ses yeux dans un habit intégralement noire, c’est logique d’avoir peur et pourtant désensibiliser la situation est facile, voila ce que j’imagine

  • La dame te fait peur ?
    • Oui
  • C’est quoi qui te fait peur ?
    • Elle a pas de jambes ni de cheveux
  • Tu sais c’est comme un déguisement, si elle est rose la robe ca te fait peur ?
    • Non pas trop
  • Si tu avais de longue robe jusqu’au pied, tu verrais tes jambes dans le miroir ?
    • Ah ben non
  • Et bien sa robe aussi elle va tout en bas, regarde quand elle marche on voit sa jambe
    • Ah oui c’est vrai
  • Elle te fait encore peur la dame si tu l’imagines en rose ?
    • Oui elle a pas de cheveux
  • Quand tu es déguisée en coccinelle pour la fête aussi on voit pas tes cheveux
    • Ah oui, elle cache ses cheveux ?
  • Oui car c’est une coutume et tu sais, c’est surement une maman aussi, on peut lui demander
    • C’est une maman ?
  • Et bien oui, on peut lui demander si tu veux
    • Non non c’est bon
  • Tu sais tu en verras souvent c’est comme un déguisement. Tu as peur encore ?
    • Non non ca va mais elle serait plus rigolote en rose
  • Tu as raison, on pourrait lui dire que ça serait plus rigolo

Voila un exemple de situation :

  • On analyse sa peur
  • On la découpe pour voir les points bloquants
  • On désensibilise par une image positive ou une situation réel (coccinelle)
  • On recommence le questionnement sur la peur
  • Jusqu’à épuisement de la peur ou visage détendu de son enfant

La peur des monstres

Les monstres englobent beaucoup de choses, cela peut venir d’un bruit soudain que l’enfant va associer à un monstre ou bien un monstre sous le lit ou dans l’armoire.

Avoir peur d’un monstre est différent de la peur d’un inconnu car un monstre est pour un enfant quelque chose que LUI fabrique, qu’il interprète partiellement ou totalement ou bien qu’il associe à quelque chose qu’il a vu (le gros chien noir dans la journée, le poisson mort chez le poissonnier…)

Dans ce cas, la technique est facile c’est de le faire décrire par lui même et de « démonter » ses arguments par des images positives. S’il ne sais pas comment le décrire, pour ma cacahuète qui est une fan inconditionnelle de « Mon voisin totoro« ‘ de Hayao Miyazaki, la technique est de le faire partir ou fuir par l’absurde. Dans le film, Satsuki, Mei et le papa font fuir les noiraudes en rigolant dans la maison. Elle a tout de suite capté le concept de rigoler et si je suis à coté d’elle et que je met à rire en disant « Viens, on fait comme Mei on va faire fuir le monstre » et que je me met à rigoler fort et bêtement, elle y va de grand cœur et éclate de rire.

Tres souvent, après une franche rigolade et des guilis en même temps (comme dans le film) la peur passe et elle passe facilement à autre chose.

Donc si elle décrit, on utilise la visualisation positive, sinon on invente un rituel rigolo absurde pour faire partir ou l’empêcher de revenir.

La peur du noir

Cette peur, qui est courante, peut facilement etre eradiqué avant qu’elle apparaisse. Jouer à se cacher avec papa ou maman sous la couverture pour se cacher permet déja de dedramatiser l’obscurité.

Cette peur survient brusquement, autour de 3 ans chez pratiquement tous les enfants. Votre tout-petit ne le manifeste sans doute pas aussi clairement, mais du jour au lendemain, il vous demande de laisser la porte ouverte ou de ne pas éteindre la lumière du couloir alors qu’il s’endormait jusqu’à présent sans problème.

Demandez lui pourquoi il a peur, a t’il peur car il ne voit pas ses jouets ? a t’il peur car il voit pas la porte ? a t’il peur car s’il veut venir vous voir il ne trouvera pas le chemin ? En analysant sa peur vous allez pouvoir comprendre. Utilisez une veilleuse ou laisser la porte ouverte est une alternative mais ne résout pas le problème.

La solution est souvent de lui expliquer tout simplement que le bouton de la lumière se trouve à un endroit, s’il a peur de pas se reperer ou bien juste de lui expliquer qu’en sortant du lit le bouton est juste à gauche à 5 petits pas va lui permettre de comprendre qu’il n’est pas perdu.

Si la peur provient des ombres, jouez avec lui en faisant des ombres avec vos mains plus tôt lorsqu’il a notion de ses mains et des jeux d’ombres. Cela lui permettra de comprendre qu’une ombre qui ressemble à un chien peut venir de ses propres mains à lui.

La peur du loup

C’est la première peur qui ne provient pas de l’imaginaire mais des livres ou des vidéos.

Si votre enfant a peur du grand méchant loup, cela ne vient pas de son imaginaire car c’est un animal qui n’est pas courant ailleurs que dans les contes.

Le loup, ensuite, est la peur de l’animal en globalité, il est un peu le repère du gros méchant chien noir qui nous a fait peur dans la journée.

Pour cela, par ma propre experience, voici ce que je raconte à ma fille qui me dit chaque fois qu’elle dors

  • Papa, y a un grand méchant loup
    • Ah bon ? Il est comment le loup ?
  • Il est noir
    • Et si on le changeait en loup rose, il te ferait peur ?
  • Non
    • Et la, il te fait peur ? Pourquoi ?
  • Il est grand
    • Allez, on le change en petit loup qui tiens dans la main
  • Oui mais il a de grandes dents
    • Maintenant, ton loup est petit, rose et a des dents en bonbons
  • (elle mine le fait de manger les bonbons)
    • Ah ben maintenant, il a plus de dent, tout petit et rose, il a l’air gentil
  • Oui, oh le petit loup, il est trop mignon
    • Viens, on lui fait un câlin, il est gentil en fait
  • Oui

En lui faisant cette visualisation, elle catégorise sa peur en la reformatant dans une pensée positive. L’ayant fait 5 fois, maintenant elle semble le dire et après rire seule sans que j’ai besoin d’intervenir ou juste en mimant de le mettre dans ma main et en disant « Oh il est mignon ce petit loup rose » et elle rigole.

La même chose peut se faire pour n’importe quel animal. Rien ne vous empêche ensuite de lui montrer que les loups ça peut être aussi des papas et des mamans qui ont des bébés loups. Ou que le gros chien noir qui vient de passer est peut être un papa chien qui a trop mangé de frites.

Conclusion

La phase importante avant toute chose est d’expliquer ce qu’est la peur, que c’est une émotion appartenant à la même palette que la joie ou la tristesse et que avoir peur est normal, quelque soit le niveau de cette peur, elle permet de nous protéger sur ce que nous ne connaissons pas ou ne comprenons pas.

Ensuite, il faut féliciter son enfant lorsqu’il arrive à surmonter une peur. S’il réussit à monter l’escalier au parc après plusieurs tentatives, hésitez pas à lui dire qu’avant il avait peur et que maintenant, il a réussi a passer au dessus de sa peur et est fier de sa réussite. Cela contribue à le faire comprendre qu’il est capable de lutter contre ce sentiment et cette émotion qu’il ne comprenait pas avant.

Le danger principale dans la gestion de la peur est de procéder trop vite et de réveiller la peur au lieu d’exciter le courage. Il faut, évidement, pendant votre traitement de cette peur, éviter d’éprouver une peur véritable avant d’être suffisamment aguerri pour lutter contre ce sentiment.

Apprenez lui, faite le réagir face à sa peur sans le rendre combattant mais maître de la situation, cela engendra une gestion de l’échec qui servira pour les peurs qui arriverons plus tard selon l’age de l’enfant.

Livres

Le Livre Qui a Peur de Vincent Bourgeau est assez simple mais suffit pour faire comprendre les émotions de peurs à nos enfants.

Pas spécialement cher pour 5 euros vu les belles illustrations et les images assez douce pour un sujet comme la peur. Le livre de mes émotions – La peur de Stéphanie COUTURIER est très sympa à lire et à relire.

Références

Aider son enfant à surmonter ses peurs : https://www.parents.fr/enfant/psycho/les-peurs-des-enfants/comment-aider-les-enfants-a-surmonter-leurs-peurs-13517

Psychologie, La peur chez les enfants : https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_1895_num_2_1_1536

L’imagination, étude sur les phobies : https://www.santelog.com/actualites/limagination-un-outil-puissant-pour-vaincre-ses-phobies


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