[#Psycho] Confinement/Deconfinement, mon avis et celui de mon entourage

Et allons-y pour le premier article de cette longue liste d’articles que j’ai à écrire, commençons par un très sérieux qu’on m’a demandé parmi la liste des choses que j’avais à écrire et je vous remercie des retours de priorités que vous m’avez donné par mail, par messages privés ou au parc.

Promis, je vais faire le suivant un peu plus drôle qui sera sûrement sur la sociabilisation au parc qui m’a aussi été tres demandé.

Vous êtes bien assis ou assise ? Le verre de Bourbon à la main et les enfants couchés ? non ben c’est pas grave, vous avez aussi le temps de me lire à la pause café, clôturer dans un petit carré avec un masque sur le pif et l’interdiction de parler aux collègues qui approches (lol j’ose pas imaginer la pause café clop)

Vision de l’enfant sur ses parents et le monde

Un article que beaucoup de personnes m’ont demandé d’écrire dans le parc au sujet du confinement et du déconfinement que nous avons tous vécu dernièrement. Selon les personnes, tout s’est bien ou mal passé, pour certains, ce fut une expérience bénéfique, mais comme nous pouvons voir dans les canaux de discussion sur Facebook beaucoup d’effets secondaires sont intervenus à cause de cette période que nous avons vécu. 

Avoir ses parents au quotidien du matin au soir est une chose que l’enfant n’est pas habitué à avoir depuis qu’il est né. Avec ce confinement, les enfants se sont retrouvés à vivre avec les parents du matin au soir sans contact avec le monde extérieur et les autres enfants, chose qu’ils n’étaient pas habitués. Il est très difficile pour un enfant, qui est bercé à une certaine routine et des événements répétitif de se retrouver dans une situation à ne plus être en contact avec d’autres enfants et uniquement avec ses parents.

Je passe sur le sujet de malveillance que j’ai pu lire sur certains canaux de discussion, et surtout de la gestion des conflits pouvant intervenir entre les parents ou entre les parents et les enfants ( et les cris que j’entendais par la fenêtre chaque soir ou en journée de parents hurlant entre eux ou sur leurs progénitures, vives les balcons)

Mais le point noir le plus important que nous avons pu découvrir pendant ses phases de confinement et de confinement, c’est une certaine destruction de l’empathie de l’enfant vis-à-vis du monde qui l’entoure :

  • N’approche pas des autres
  • On ne peut pas voir papi et mamie
  • Ne touche pas à ça
  • Non, tu ne peux pas jouer avec le petit garçon à cause des virus
  • Reste à côté de moi
  • Ne va pas dire bonjour la dame

… sont autant de points qui sont contraires à l’empathie que nous lui avons appris dès le début de sa naissance.

Confinement versus empathie

Comme je disais dans le point précédent, cette période que nous avons vécu va à l’encontre de l’empathie que nous essayons de donner à nos enfants. Cela a engendré énormément de peur vis-à-vis des autres (ne l’approche pas) énormément de peur aussi vis-à-vis du monde qui l’entoure (ne touche pas aux boutons, à la poignée, au cailloux etc.) mais aussi vis-à-vis de ceux qui sont proches de l’enfant ( grands-parents, amis, connaissances, éducateurs, professeurs, nounous etc…)

Une rupture énorme sur le quotidien des relations de l’enfants vis à vis des personnes qui l’entoure qui ne pouvait être que dévastateur.

Comment peut-on accepter dans un milieu éducatif, que quand un enfant pleure nous ne puissions pas le consoler que par des mots alors que le toucher et la première sensation que l’enfant cherche en se lançant dans nos bras en cas de chagrin, peu ou juste par envie de câlins.

Comment peut-on, quand on est jeune, appréhender des choses d’adultes comme le confinement et le deconfinement ? Nous lui apprenons pendant 2 mois à ne plus parler aux autres, à ne plus toucher aux choses, et après nous lui disons le contraire ? Je n’ose pas imaginer dans la tête de l’enfant ce mélange entre des ordres et contre-ordre et les impacts que ça peut avoir vis-à-vis de la sûreté et la confiance de ses actions.

Virus, peur et névrose

Comme je l’ai écrit dans un article sur la gestion des peurs sur la visualisation positive que vous pouvez retrouver en cherchant sur le blog, une peur qui est mal gérée devient vite une névrose si elle n’est pas maîtrisée par l’enfant. C’est là qu’il est très important de bien expliquer selon les âges, ce qui vient de se passer, car une mauvaise explication du virus et des règles sanitaires va engendrer automatiquement une peur incomprise, des règles changeantes et donc un troubles des connexions qu’il s’est fondé pendant ses premiers années de vie.

Comment pouvez-vous expliquer à un enfant de ne pas toucher une poignée de portes si en même temps vous le laisser toucher une balançoire ?

En même temps, une chose importante que nous avons oublié de prendre en compte dans les choses que nous venons de vivre, c’est la notion de la Découverte.

Pour un enfant découvrir c’est : toucher, mettre à la bouche, prendre en main etc.

Apres une mise en confiance qu’il a pris et acquis par l’expérience, l’enfant se retrouve à devoir ne plus toucher les objets et en avoir peur comme j’ai pu entendre dans les parcs ou une fille as dit à la mienne « Non, je ne te prête pas ma poupée, car il y a des virus dessus et sur toi » ! Ce qui a bien entendu fait pleurer ma fille comme on peut s’y attendre à 3 ans et demi.

Comme on peut le voir, l’enfant se retrouve à ne plus savoir quoi toucher, quoi demander, quoi faire, sans l’approbation de ses parents. bien entendu cela va à l’encontre de la notion de confiance en soi, de la découverte du monde qui l’entoure.

Bien entendu, tout ce que j’ai dit précédemment dépend aussi des âges de l’enfant, il sera plus facile pour adolescent de comprendre ce qu’il se passe, qu’un enfant vers 2 ans ou 3 ans qui est en pleine phase de l’imaginaire

Retrouver le lien social

Group of Diverse Kids Playing at the Field Together

C’est sûr que dans ce contexte actuel, et avec ce que je vous dis, l’avenir semble assez noir.

Mais pas de panique, la solution est surtout de bien comprendre qu’il y a trois phases importantes dans ce que nous venons de vivre.

La première phase, c’est celle de l’explication, mettons-nous à la place de nos bouts de choux, en l’espace de 6 mois, ils ont absorbé des ordres et contre-ordre de choses à faire et ne pas faire vis-à-vis d’un événement qui est largement compréhensible que par des adultes et qu’un enfant ne peux pas comprendre. La meilleure solution que j’ai trouvée, c’est de passer par les Playmobil afin d’en faire des jeux de rôles pour expliquer le virus, le toucher, le questionnement et ce qui va se passer dans les semaines ou mois suivants.

La deuxième phase, est la phase la plus compliquée pour un enfant, c’est de vivre avec ses parents au quotidien du matin au soir, puis soudainement de pouvoir revoir les autres et recommencer la routine de l’école qui va devenir problématique.

Les enfants se sont habitués à être avec leurs parents 100 % du temps, ils vont se retrouver à la rentrée des classes avec une rupture énorme sur la relation parent enfants (retour à la routine, stress du soir et du retour de boulot et des obligations des choses à faire qu’il faisait il y a déjà très longtemps avant le confinement). 

La solution que j’ai trouvée pour cette phase, c’est d’instaurer un moment calme spécifique chaque soir, je vais faire un article à ce propos aussi comme je vous l’ai dit donc avec le précédent, c’est de prévoir une demi-heure de moments calmes dans le canapé voué uniquement à la discussion, aux questions réponses, à l’écoute de sa journée et aussi de la nôtre.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que cela va permettre à l’enfant, non pas d’avoir une grande rupture entre sa relation parent-enfant, mais d’avoir une phase qui va lui permettre de retrouver ce lien privilégié qu’il avait pendant le confinement et le déconfiment. 

Il va sans dire, qu’il ne faut pas en profiter d’utiliser son téléphone pendant une petite demi-heure, mais de lui privilégier ce temps à 200 %. Cela va lui permettre de ne pas perdre ce lien fort qu’il a eu avec vous, de vous permettre de pouvoir aussi écouter ce qu’il va se passer à l’école avec cette rentrée bien étrange que nous vivons, mais aussi de faire une continuité dans ce retour à l’empathie qu’ils ont perdu depuis tant de mois.

La dernière phase, c’est la phase de l’empathie. C’est de pouvoir redonner à l’enfant ce qu’il a perdu, comme je l’ai écrit plus haut dans l’article, c’est à dire: la découverte, la confiance en lui, l’empathie vers les autres, et le retourne à la normalité. 

Pour cette phase, il suffit de se référer dans mon article que je vais écrire prochainement sur l’importance du Parc, c’est là que vous allez pouvoir remettre en avant l’empathie vers les autres en l’aidant à reprendre confiance en lui, mais aussi aux autres ainsi qu’aux objets du quotidien.

 Conclusion

Oui, c’est un article assez sérieux, qui est un peu différent des autres que j’ai écrit ou je rigole beaucoup, mais qui a amené une réflexion assez importante dans le milieu éducatif et surtout dans l’éducation positive. Nous commençons à peine à voir dans les pays d’outre-mer, les effets de bord qui sont intervenus à cause de cette phase sur la rentrée des classes.

J’espère ne pas vous avoir fait peur, car rien n’est perdu, les enfants sont assez adaptatifs, mais c’est à nous de les aider et de donner un coup de collier pour remettre en avant les choses importantes comme la confiance, l’empathie et ce lien qui nous unit à eux pendant les mois que nous avons vecu.

Je mettrai des liens plus tard sur cet article concernant les autres articles que je vous ai parlé précédemment et n’hésitez pas à poser des questions ou à donner votre avis sur ce que vous avez vécu et si ça s’est bien passé ou pas.

Pour ma part, ma fille a très bien vécu le confinement et le deconfinement, car je n’ai pas été obsédé par ce que nous avons pu vivre et que je lui ai bien fait comprendre que c’était juste un passage à passer et que rien ne change. Bien sûr, j’ai aussi énormément développer l’empathie au parc et un cercle d’amis ( Que je salue au passage sur ceux qui me lisent et qui veulent renommer le parc : le parc du papa de Chloé lol). 

En augmentant le cercle d’amis de ma fille ainsi que la participation des autres enfants et des parents sur ce que j’ai pu faire au parc, aucune peur n’est intervenu et ma fille a passéz le cap dans la douceur, bien entendu le moment calme le soir, c’est devenu le meilleur moment pour poser 10000 pourquoi et donc 10000 parce que lol. 

Oui je sais qu’il faut aussi que j’ecrire l’article sur le « pourquoi pourquoi ? » c’est prevu huhuhu

Bonne lectures les ami(e)s 🙂

Références

Et pourquoi ne pas lui offrir le virus en doudou du covid pour dédramatiser ?https://www.giantmicrobes.com/us/products/coronavirus.html

https://www.telerama.fr/enfants/enfants-et-confinement-jai-peur-de-la-montee-en-puissance-des-phobies-scolaires,n6635845.php

https://www.doctissimo.fr/psychologie/zen-confinement/confinement-comment-reperer-un-enfant-stresse#


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