[#Psycho] Conférence : Dangers de la surféminisation

Introduction

Enfin l’article qu’on me demande depuis que j’ai animé une conférence pendant cet été, difficile de condensé 2 heures devant 20 parents en 1 article, mais je vais essayer.

Cette conférence sur le sujet de là surféminisation fut, pour moi, un grand succès auprès des parents même s’il fut un peu houleux au début, à cause, de l’impact qu’il peut avoir sur le désir de rendre toujours plus jolies nos filles, mais après 1 semaine de réflexion j’ai eu beaucoup de retour positif sur les réfractaires qui m’ont alors fait plaisir et m’ont poussé à le rendre par écrit pour vous.

Comprendre tous les dangers de la surféminisation et des impact sur les enfants et assez compliqué vu que c’est la touche principalement les filles et beaucoup moins les garçons. Au début, je me suis confronté beaucoup plus aux mamans qu’au papas qui se sentaient un peu coupable et montrés du doigt, mais pour ensuite avoir des retours plus que positif de leur part.

Je vais tenter de diviser ma conférence en plusieurs chapitres afin de vous montrer les dangers sur le moment, mais aussi sur leurs avenirs concernant l’image qu’ils ont d’eux même ainsi que l’image qu’ils ont au regard des autres.

Surféminisation, qu’est ce que c’est ?

Mais qu’est-ce que la surféminisation ? Par l’encyclopédie Universalis, c’est par définition

Excès d’attitudes typiquement féminines dans un comportement de femme

C’est en quelque sorte, le fait de rendre plus féminin une fille, un enfant en la faisant passer de façon excessive vers une image proche d’un adulte ou bien en utilisant des étiquettes pouvant porter atteinte à son image et son identité.

Commencer très tôt l’utilisation d’artifice comme bague/collier/bracelet sur un enfant en bas âge peut-être une façon de jouer, mais augmente l’image que l’enfant peut avoir sur lui-même. Bien entendu, je n’interdit pas l’utilisation des bracelets ou colliers sur une fille, mais il faut le faire avec parcimonie et surtout avec explications.

Beaucoup de parents sont tentés de jouer à la poupée avec leurs enfants et les surnomment aussi “poupée” comme étiquette. Et comme je l’avais écrit dans un article sur l’utilisation des étiquettes qu’on retrouve chez Isabelle Filliozat, vous allez me demander : “mais en quoi est-ce dangereux ?

En quoi est-ce dangereux ?

Au moment de la période entre 3 ans et jusqu’à 6 ans, le rôle de l’imaginaire joue un rôle très important dans la phase de la construction de l’identité de l’enfant. 

Toutes les petites filles adorent jouer à la princesse et aussi de se référer au monde imaginaire des caractères ou personnages qu’ils peuvent découvrir dans les dessins animés ou bien dans les livres. 

Bien entendu les mamans (moins les papas) trouvent le bon moyen d’avoir un sujet de communication avec leurs filles et rentrent facilement dans leurs jeux en les nommant ainsi ou bien en leur faisant plaisir à offrir des cadeaux ayant un rapport avec ce besoin (serre tête, casquette Reine des Neiges, collier fantaisiste …). 

Mais ce jeu de la princesse, que je nomme aussi syndrome de la princesse, peut aussi engendrer des troubles au niveau de la propreté, la peur de se salir, là peur de ne pas être une princesse si on ne porte d’accessoire ou bien juste la peur du regard des autres qui vont entraîner à long terme des difficultés de représentation de la réalité ainsi que de son image vis-à-vis d’elle-même et des autres.

Beaucoup de parents pensent bien faire avec leurs enfants, mais oublie qu’il faut aussi expliquer certains points importants concernant ces transformations. Bien entendu les dessins animés ne nous aident pas en ne mettant pas en avant des choses simples comme le fait de voir une princesse aller aux toilettes, se laver les dents, voir des princesses en pyjama ou en train de jouer en étant sali (à part Raiponce qui joue et se salit pendant un instant dans le film).

Il faut bien expliquer qu’une princesse n’est pas une personne, mais un titre et il faut expliquer que l’on reconnaît la princesse parce qu’elle est habillée en princesse, mais une princesse en pyjama restera une princesse par son titre et le fait qu’elle soit la fille du roi et de la reine et non pas par ses habits et ses accessoires.

Le premier problème qui intervient dans ce sujet, concernant l’habillage, va être la comparaison avec les autres :

“Si tu n’es pas habillée en princesse, tu n’es pas une princesse.”

Cette comparaison va enclencher une surenchère dans sa vie présente et future : 

– Maman, je n’ai pas de serre-tête princesse, je ne suis pas une princesse

– Maman, je n’ai pas de collier en or comme ma poupée princesse

Lui faisant croire que pour être une meilleure princesse qu’une autre, il faut avoir plus de choses que l’autre, engendra plus tard, bien entendu, le besoin d’avoir uniquement des vêtements de marque, de porter des bijoux de grandes qualités et bien entendu, plus brillant que ses camarades et un rapport à l’image qui se reflète alors quand on se regarde dans le miroir :

– Je me trouve moche quand je ne suis pas maquillée.

Ce besoin, de vouloir toujours chercher à être plus jolie est très bien connu dans la vie des adolescents concernant ce problème du paraître.

L’image que l’on se renvoi et les jugements qu’on a des autres ou que l’on entend sur soi est à son paroxysme dans les réseaux sociaux comme Instagram ou Facebook qui ne font que montrer une vision de la personne, telle la poupée de notre enfance, toujours dans son meilleur atout, avec un décor majestueux autour de soi, mais ne permettant pas à autrui de pouvoir discerner l’identité derrière la personne qui s’affiche au monde entier.

Et bien sûr, a contrario, avoir un bouton, de l’acné, rien de « magnifique » à se mettre fait alors entrer nos enfants dans une spirale de l’incapacité de se montrer à autrui et des fois même à soi même (pouvant entraîner anorexie, boulimie etc)

A lire : Echec et image de soi dans l’anorexie mentale

On retrouve aussi des formes de dérives sectaires que l’on peut voir dans les feuilletons télévisés américain comme “13 reasons why” ainsi que les discussions de parents décrivant les soucis d’adolescent ayant un rapport néfastes concernant la propreté :

  • Je vais me salir.
  • Je ne peux pas toucher ça, c’est immonde 
  • Tu as vu comment je suis habillée ? 
  • Tu as vu le bouton que j’ai ? 
  • Je ne vais pas sortir comme ça, ca va pas non ? 
  • Mon ado est jamais content quand je lui achète des habits, car il veut toujours la dernière mode

Cette sur-évaluation de la propreté va enclencher des jeux qui vont devenir interdit chez les plus petits et pourtant nécessaire au développement de l’enfant comme :

  • Les jeux d’eau 
  • Les jeux avec la terre 
  • Les jeux dans la boue 

Ou tout ce qui peut avoir un rapport avec la saleté ou nuir à la propreté. 

On retrouve aussi cela chez les adolescents qui deviennent réticent à vouloir aller en forêt (la forêt, c’est pleins de terre et de poussière), sortir alors qu’il pleut (je ne vais pas salir ma belle robe.) ou bien participer à des activités qui pourraient « nuir à leurs réputations » (aller pêcher avec Papa, sortir les poubelles…), chose que l’on observe aussi à l’adolescence dans le choix de leurs sorties ou de leurs activités (on verra rarement la petite princesse de 16 ans aller faire du vélo cross, mais préférera aller faire de la danse classique, car on lui a forcée/proposée).

Mais cela va dans les deux sens, j’ai vu très souvent au parc des petites filles arriver déjà maquillées, superbement bien habillées vers 4 ans que les parents laissaient assis sur les bancs pour ne pas se salir et donc proportionnellement, des enfants, qui par habitude, ne vont pas aller se salir vu qu’on leur a répétés mille fois de ne pas se salir. 

J’ai expérience de ma fille qui alla demander à une grande de venir jouer avec elle et qui reçut un refus en disant “Non désolé, je ne veux pas salir ma belle robe et de toute façon, tu es moche” venant d’une enfant de 6 ans.

Je ne vais pas parler dans cet article des bien fait de jouer dans la terre ou dans la boue concernant l’immunité, car cela pourrait être un autre article que je pourrais vous proposer.

Impacts sur le futur de vos enfants

Le plus gros danger dans ce domaine de la surféminisation est la perte de l’empathie envers les autres. Quand un enfant est sur féminisé, son rapport envers les autres (qui ne le sont pas) change, il n’ira pas chercher à jouer avec quelqu’un dans la terre s’il se considère comme une princesse, ou bien si les responsables lui ont demandé de ne pas se salir.

Etude à lire : Paraître ou ne pas être (Mémoire sur l’apparence physique et son impact sur les individus)

Il est normal qu’à un certain âge, un pompier ne joue pas avec une princesse, car on ne le voit jamais dans les dessins animés (à part la belle et le clochard où je dirais « enfin », une belle va s’amouracher d’un clochard.) ou bien de palefrenier jouer avec la princesse dans la cour du château. 

Quand il deviennent plus grand, ces enfants se retrouvent à se sectariser : 

  • On traîne qu’avec les gens qui nous ressemble et non plus avec ceux qui sont diffèrent.

Cela commence petit dans les cours d’école, ou au parc, pour ensuite continuer à l’âge de l’adolescence, créant un double effet : les beaux jouent avec les beaux et les “différents” se retrouvent seuls ou bien cherchent ceux qui leur ressemblent et sont alors classés parmi les « marginaux ».

Mais le plus grand danger, quand ils sont adolescents, ce sont les dérives possible des harceleurs ou bien des harcelés. 

  • Si tu ne me ressembles pas, tu n’es pas comme nous donc tu es l’ennemi. 

Certains se font harceler ca n’appartenant pas au même dress code que la communauté, ne portant pas de marques, pas au goût de la mode actuellement sur Facebook ou bien n’ayant pas de téléphone dernier cri ou l’accessoire à la mode. 

Ces dérives se rencontrent beaucoup dans le cas de harcèlement scolaire ou extérieur, et même dans le monde des adultes : 

Nous allons rarement parler avec le serveur lors d’une soirée mondaine ou bien les personnes à l’écart dans un coin de la pièce sauf si notre degré d’empathie est élevé.

Comme nous pouvons le voir, les dérive commence juste par une mauvaise explication en bas âge et vont engendrer un rapport à l’image catastrophique au niveau de l’adolescence.

Sur Féminiser engendre alors un rapport excessif avec la saleté, son image, son hygiène ainsi que son rapport avec les autres. 

  • Si vous sautez sur votre enfant pour la moindre tache quand ils sont petits, ils auront alors un rapport excessif et néfaste avec la propreté.
  • Si vous paniquez pour le moindre bouton, votre enfant aura un rapport excessif avec son image.
  • Si vous allez trop vite à vouloir utiliser des accessoires de mode TOUT LE TEMPS, (je précise bien de façon excessive) vous catégorisez votre enfant comme beau uniquement s’il est en possession d’accessoires et qu’ils les portent.

En clair, si vous jouez trop à les rendre telles des poupées sans expliquer qu’ils sont beaux tout le temps, vous n’allez pas l’aider, mais l’enfoncer dans une image négative de la construction de son identité en lui faisant croire que les artifices et le paraître prime sur sa valeur intérieur

Comment féminiser sans danger

La première réaction que j’ai reçue pendant la conférence fut un froid catégorique sur ce que je tentais d’exprimer. 

Bien entendu la première réaction que les gens ont eue, fut de croire que j’empêche les papas et les mamans de bien habiller leurs enfants. Mais c’est tout à fait le contraire, ce que j’explique, c’est de pouvoir féminiser avec intelligence et de ne pas être trop restrictif sur le dress code et ne pas oublier la chose la plus importante : Ce sont des enfants et pas des mini adultes.

Vous allez me dire : qu’elle est le juste-milieu entre féminiser et ne pas féminiser ? 

Voici pour moi les quelques points qui sont très importants à prendre en compte concernant l’image de soi. 

1 – une princesse est un titre et juste un titre

Il faut expliquer, même en bas âge, que la princesse est un titre uniquement tout autant que le pompier et le policier sont des métiers. 

Expliquer précisément qu’être une princesse n’est pas le fait d’être habillé, maquillé, avec des accessoires, mais que ce qui la rend princesse est juste le fait qu’elle est la fille d’un roi et d’une reine. 

Il faut expliquer aussi qu’on peut jouer un rôle de princesse, mais qu’on n’en est pas une, que c’est juste pour faire semblant. Il ne faut pas que l’enfant pense que les accessoires font la princesse tout aussi bien que le pompier (quand on fait semblant) ne possède pas de lance, mais est quand même un pompier.

Très souvent, ma fille joue à la princesse et quand elle me dit :

– “Tu as vu, je suis une princesse.” 

– “Oui, tu joues à faire semblant d’être une princesse, mais tu sais, même en pyjama, tu peux jouer à faire semblant d’être une princesse. Ce n’est pas les habits ou les accessoires qui font que tu es une princesse, mais le rôle que tu joues.”

Je lui explique aussi que même en jean, on peut être une princesse comme la princesse de Monaco en tenue de sport et je n’hésite pas à lui montrer sur google image des princesse ou des princes qui sont habillés de façon détendu.

2 – un accessoire ne rend pas beau

Le souci concernant les accessoires (les boucles d’oreilles, les bagues, les colliers ou les bracelets) est assez compliqué à expliquer à un enfant. Il faut pouvoir faire réfléchir l’enfant pour les faire comprendre que c’est joli, mais que ça ne rend pas plus beau. 

Il m’a fallu du temps et de la discussions avec d’autres enfants pour réussir à trouver la meilleure solution pour pouvoir leur exprimer.

La solution que j’ai trouvée est de demander à ma fille ou aux autres enfants : 

 – Est ce qu’un monstre moche avec un collier est beau ou qu’il reste moche ? 

Si la réponse est qu’il est beau, c’est qu’ils considèrent que les accessoires changent la personnalité et donc l’image, il faut donc alors leurs expliquer que ça rend juste un peu plus jolie, mais ça ne rend pas quelqu’un beau. 

Si la réponse est qu’il reste moche cela veut dire que le rapport à l’image est bon.

3 – oui une princesse ca fait caca

Je vous défie de trouver un dessin animé qui montre les personnages allant aux toilettes !!!

Pouvoir prouver à un enfant qu’une princesse va aussi aux toilettes rend plus réaliste le personnage. C’est en utilisant ce moyen de rendre réalistes les personnages que vous aurez la possibilité de faire comprendre a vos enfants l’importance de la réalité des choses. Cette approche empathique de la réalité permet alors à l’enfant de comprendre que cela reste un jeu de rôle et non pas une catégorisation.

  • À la question, est-ce qu’une princesse fait caca ? La réponse est oui. 
  • À la question est-ce qu’une princesse est toute nu quand elle prend sa douche ? La réponse est oui.

En permettant à l’enfant de comprendre qu’une princesse est comme tout le monde vous permettez à votre enfant de comprendre le réalisme des personnages.

4 – on n’est pas princesse, on naît princesse

Il est important pour vos enfants de comprendre la signification d’un titre, mais il est encore plus compliqué de pouvoir lui faire comprendre. Expliquer la notion de titre à un enfant, c’est lui faire comprendre que ce titre est acquis par la descendance ou bien par la récompense de certaines d’action. Être princesse ou pompier, ce n’est pas pareil, être princesse est un titre et pompier est un métier. 

Donc oui, à la question, est-ce qu’une princesse peut-être pompier, c’est exact, c’est ce qui fait la différence entre un métier et un titre. Bien entendu ce concept de titre et métiers sera plus facilement compréhensible pour un enfant à partir de 6 à 8 ans

5 – et non la saleté ne tue pas

Je comprends que faire des lessives est contraignant, mais ca, c’est des difficultés d’adultes et non pas des difficultés d’enfants. Un enfant bien habillé qui regarde un groupe d’enfants jouer dans la terre(et ne pouvant pas y aller) se sentira exclu et n’appartement pas à ce groupe. En faisant cela l’enfant se retrouve alors catégorisé dans le groupe des enfants propres et pensera alors que l’autre, c’est celui, bien évidemment, des enfants sales. 

En répétant ces actions, l’enfant alors trouvera normal de ne pas appartenir au groupe des autres enfants ne participants pas aux mêmes activités que lui.

Pour faire simple, une contrainte d’adulte entraîne alors des répercussion sur l’enfant, sur sa sociabilité, entraînera donc une notion sectaire et une recherche évidente des autres enfants qui lui ressemblera.

Action que l’on retrouve alors à l’entrée du collège ainsi que dans l’adolescence.

6 – Attention aux étiquettes

L’utilisation des étiquettes est une notion assez dangereuse dans la personnalisation et la construction les identités de l’enfant. 

Un enfant qui se fera appeler longuement ma princesse ou ma beauté pendant 10 ans sera largement plus choqué au moment ou un enfant lui dira qu’il est moche ou bien lorsqu’il n’aura plus cet apport d’étiquette lié à la beauté provenant de ses tiers (maman tu ne m’appelles plus ma princesse, je suis devenu moche pensera t’elle ?).

Comme en parle Isabelle Filliozat dans son livre, les étiquettes sont à double tranchant. 

Utilisez trop souvent, cela amène l’enfant à se catégoriser dans un ensemble. 

Si maman m’appelle ma princesse alors je dois m’habiller en princesse ou je risque de ne plus être reconnues. Ou je dois m’habiller en poupée, car j’aime bien quand maman m’appelle comme ça et si je le suis pas, alors elle peut ne plus me reconnaître ou préférer un autre enfant qui est mieux habillé que moi.

Est ce que je suis une princesse pour mes parents quand je suis en pyjama ? 

7 – jolie, tu es, tout le temps, tu le seras

Il est aussi dangereux de dire aux enfants qu’ils sont beau uniquement quand on les habille. Qui n’a pas dit : 

– Oh que tu es belle, habillé comme ça !

Que va penser l’enfant ? 

Maman ça veut dire que je ne suis pas belle quand je suis en pantalon ? 

Lui répondre :

– Tu es jolie, mais tu sais, tu es tout le temps jolie même en pyjama.

Dire ce genre de chose et le répéter lui permettra de comprendre que ce n’est pas l’habit qui la rend jolie, mais que cela l’embellie.

Conclusion

Difficile de faire un article sur ce sujet sans en débattre. C’est aussi compliqué d’en parler sans le voir en vrai avec des exemples visuels dans les parcs ou les collègues. Un bon exemple est facile à trouver quand on voit en Amérique le concours des miss a 8 ans pleines de maquillages et sans aucune âme d’enfants ou bien, il suffit de parcourir Instagram ou tik tok pour avoir un bon exemple de la société. Je passe sur les émissions du style les Marseillais, secret story, les anges de la télé-réalité qui sont le parfait exemple d’une société ou le paraître prime sur l’identité.

Que peuvent penser nos enfants en voyant ce genre de choses a part qu’on peut devenir quelqu’un juste par le paraître, les artifices et peu de cultures générale.

Bien entendu, regarder le film Cendrillon ne fera pas de vos enfants un ange de la tele-realite, mais un support d’adultes comme je vous ai expliqué, permettra à votre enfant de comprendre que cela ne représente pas la réalité.

Construire une identité passe bien entendue par une phase de son image de soi-même, dans un miroir ou dans le regard des autres, mais il faut surtout comprendre que la première des notions de l’identité vient d’abord de l’image que le parent porte sur son enfant et comment il se perçoit par nos paroles.

Laissons les être des enfants, profiter des joies de la boue, de la construction de routes dans la poussière et comprenons que nous avons le temps avant de les faire paraître pour des adultes.

De simples mots comme princesse ou poupée peuvent être comme un fruit pourri dans un panier de fruits frais. Déguiser en femme un enfant est amusant, mais cela doit rester un jeu et encadré afin qu’il comprenne que ce n’est que faire semblant.

Bloc-notes

Une nouvelle section que beaucoup de parents m’ont demandés de faire.

Un petit coin bloc notes afin de garder les conseils en une petite fiche qu’ils peuvent imprimer, découper ou re noter sur papier afin de le garder de côté au cas où. 

Merci de vos retours, après j’espère que vous n’allez pas tous sauter sur cette section et ne pas lire le reste 😀

1 – On ne dit pas “tu es une princesse” mais “tu joues à la princesse.”

2 – Au parc, on hésite pas à dédramatiser et l’habiller en pantalon, t-shirt et baskets, ça lui donnera que beaucoup plus de libertés pour jouer avec les autres et découvrir une plus grande sociabilité et d’empathie avec les autres

3 – On n’hésites pas à lui dire qu’ils sont beaux tout le temps et pas uniquement quand on joue à la poupée en les habillant

4 – Ce sont des enfants et pas des adultes, alors mettez vous à leurs places et laissez les vivre leurs vies d’enfants

5 – Ne reportez pas vos tocs de propreté sur eux, c’est normal de se salir, ca fait partie aussi du jeu d’un enfant de dédramatiser la vie réelle

6 – Identifiez par des questions quelle image à votre enfant sur lui-même, demandez lui s’ils sont beaux en pyjamas, montrez leurs qu’ils sont beaux aussi dans un miroir pleins de peintures

7 – Attention aux réseaux sociaux, laissez les allers sur Internet que SI VOUS SENTEZ qu’ils ont une bonne image d’eux même, mais ne les laissez pas aller dans ce monde du paraître

8 – Hésitez pas à dire à votre enfant, quand vous voyez des enfants un peu cracra qu’ils sont jolis et ont de beaux cheveux/yeux …

9 – Montrez leurs des photos de princesse réel ou de prince de différents pays dans différentes situations pour leur montrer qu’ils sont comme nous

10 – Expliquez leurs que ce n’est qu’un titre, qu’on est princesse quand on a un papa roi et une maman reine uniquement pour du vrai, mais qu’on peut faire sembler d’y jouer, ca reste un jeu.

Références à lire

Faut-il laisser un enfant se maquiller?

La France souhaite bannir les concours de beautés chez les enfants

Mini Miss – Maxi risques

Hypersexualisation : 6 idées pour faire grandir les filles trop vite

Je fais quoi ? Ma fille veut s’habiller en femme

Hypersexualisation des petites filles: «Les parents doivent expliquer à leur enfant que la séduction n’est pas le seul atout d’une femme»


Une réflexion sur “[#Psycho] Conférence : Dangers de la surféminisation

  1. Conférence que j’ai animé à Grasse durant le mois d’août et j’espère avoir réussi à condenser cela en un article. Merci à la maman de Gabriel pour sa relecture et ses avis, à la maman de Johan et Elora pour nos discussions autour de ce sujets ainsi qu’a tous les parents que je croise chaque jour et qui me félicite et me pousse à continuer à informer les autres 🙂

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